Chères amies tricoteuses,

Vous êtes de plus en plus nombreuses à la recevoir. Cette lettre nous semble être un lien important entre vous les tricoteuses dévouées, les bénévoles de Tricotez Cœur et les mamans qui bénéficient de vos travaux.

Malgré cet été chaud vous avez beaucoup tricoté à notre retour nous avons pu reprendre la distribution aux maternités, P.M.I , Resto du Cœur- bébés et les nombreuses associations que nous aidons.

Comme je vous l’ai déjà dit nous n’existons que grâce à vous. Les bénévoles restent toujours motivées et le relais est assuré !

L’association est toujours à la recherche d’une personne débrouillarde pour nous aider à livrer nos layettes dans les maternités de Paris et proche banlieue une ou deux fois par mois.

Vous recevrez la prochaine lettre au début de l’année 2020.

Avec toute mon amitié,

Responsable Tricotez-Coeur

Les actualités Tricotez Coeur

JOURNÉE MONDIALE DU TRICOT

Le 15 juin dernier, le Centre social de la MAIF nous a offert un point de rencontre dans son superbe espace de 1000 m2 du 43 de la rue de Turenne. Accompagnées par Armelle Le Bigot Macaux, la présidente de l’E.G.P.E, 2 bénévoles ont eu quelques élèves tricoteuses et surtout des contacts
intéressants.

MONDIAL TISSUS

Mondial Tissus qui possède plus de 80 magasins en France a lancé à l’occasion de la journée du tricot, des ateliers et une collecte de layette pour Tricotez Cœur du 18 juin au 31 août. Une vingtaine de magasins a participé à cette belle initiative. Ils ont réuni plus de 2000 pièces que nous recevrons très prochainement.

Le portrait du mois

Le SAMELY aide les mamans lycéennes à poursuivre leur scolarité AMELY

Audrey a 29 ans. Cheveux longs, regard direct, sourire avenant, elle est « référente » au Service d’Accompagnement des Mères Lycéennes (SAMELY) . Chaque jour, dans le XIX ème arrondissement de Paris, elle reçoit des lycéennes enceintes ou qui viennent d’accoucher pour les aider.

« Nous avons trois missions, explique-t-elle, la lutte contre le décrochage, l’élaboration d’un projet scolaire et professionnel et le combat contre l’isolement ». Les adolescentes leur sont envoyées par des infirmières, assistantes sociales, ou par les les services de PMI et de maternité.

Elles sont suivies jusqu’à deux ans après leur première rencontre. Les « mamans lycéennes » sont nombreuses et de toutes origines. Certaines se retrouvent
enceintes par surprise, d’autres, pour avoir un enfant qui leur donnera de l’amour et une certaine reconnaissance, quelques unes enfin à l’issue d’un viol. Parfois leurs parents les aident, d’autres les rejettent. Ces adolescentes ont de 15 à 21 ans, en moyenne  17 ans et demi. Leur point commun : toutes ont du mal à réaliser ce qui leur arrive. Si elles interrompent leurs études, elles n’ont plus grand avenir. Le risque est majeur. C’est pour les encourager à passer leurs examens, que le SAMELY a vu le jour en 2013 sous l’égide d’une association reconnue d’utilité publique, les PEP (les pupilles de l’Enseignement Public). En cinq ans, le SAMELY s’est développé sur 4 départements. Environ 200 jeunes femmes sont accompagnées sur l’année par le service. Le SAMELY leur apporte un soutien leur permet-tant de poursuivre leur scolarité. 

Un exemple parmi d’autres : «Pas toujours facile d’arriver à l’heure au lycée s’il faut, avant, déposer son bébé à la crèche remarque Audrey. Parfois nous devons demander à l’école d’avoir une certaine tolérance». Un autre enjeu consiste à orienter ces jeunes mamans vers les filières où elles ont le plus de chance de réussir que ce soit BTS, Bac Pro, CAP… et de leur faire connaitre les métiers possibles. Audrey rencontre aussi les parents des jeunes mineures pour qu’ils collaborent et donnent les autorisations nécessaires.

Le SAMELY organise également des petits groupes de 10 jeunes ou futures mamans qui partent pendant les vacances de la Toussaint,

« Nous avons trois missions, explique-t-elle, la lutte contre le décrochage scolaire, l’élabo- ration d’un projet et le combat contre l’isolement »

Leur placard aux trésors

Témoignage

Le troc des trucs
Tout le monde peut donner, tout le monde peut recevoir...

Rendez vous un mardi, le deuxième du mois dans la grande salle du site Lafayette de l’association ESPEREM. Des tables sont installées, elles débordent de vêtements pour enfants, jouets, petites couvertures, matériel de puériculture et aussi des layettes de Tricotez Cœur. 13H30, les portes s’ouvrent et des mamans entrent. Jusqu’à la fermeture, vers 17H, elles seront entre 25 et 35 à se retrouver là pour choisir ce dont elles ont besoin pour leur enfant, mais aussi pour apporter ce qui ne leur est plus utile. Nous sommes au « Troc des Trucs », l’activité organisée par la crèche d’ESPEREM du 10éme avec chaque mois un peu plus de succès.

Car le « Troc des Trucs » est beaucoup plus qu’une simple braderie, c’est une occasion de rencontres, les mamans se retrouvent, parlent de leurs enfants, de leurs soucis….et s’entraident.

Sabine Olivier en est convaincue, pour accompagner les femmes en difficulté, il ne suffit pas de les accueillir, encore faut-il favoriser un certain lien social, des espaces pour échanger, parler des petits. Et pour cela les enfants sont de supers fédérateurs de rencontres !

C’est ainsi qu’ont été aussi organisés des cafés pour les parents, ou encore des actions autour du livre. Le « Troc des Trucs » est un bel exemple de solidarité, un de plus.

ESPEREM est une association reconnue d’utilité publique, issue de la fusion entre trois associations (datant pour certaines du début du XXème siècle) Arfog, Henri Rollet et Lafayette Accueil. L’association ESPEREM a pour vocation l’accompagnement des personnes en difficulté en Ile de France, en particulier les mères et leurs enfants. Depuis des années, Tricotez Cœur leur offre de nombreux tricots.

« Troc des Trucs » est devenu beaucoup plus qu’une simple braderie, une occasion de rencontre où les mamans parlent... et s’entre aident. »

Les coulisses de l'association

Bonhome de neige

Fournitures

  • Une demi-pelote de coton ou de laine blanche
  • Un peloton coton ou laine rouge
  • Quelques aiguillées de laine noire et orange
  • Mousse de polyester pour le bourrage

Fournitures

  • Une demi-pelote de coton ou de laine blanche
  • Un peloton coton ou laine rouge
  • Quelques aiguillées de laine noire et orange
  • Mousse de polyester pour le bourrage

Réalisation

Corps

  • Monter 40 m avec le fil blanc
  • Tricoter 26 rangs au point jersey
  • Faire 2 rangs avec le fil rouge
  • Reprendre le fil blanc et tricoter 36 rangs en jersey
  • Passer le fil dans les mailles et serrer pour fermer

Bras

  • Monter 16 m faire 10 rangs – l rang envers sur l’endroit – 4 rangs- passer le fil, serrer pour fermer.

Montage

  • Coudre le dos du bonhomme en réservant une ouverture pour le bourrage
  • Introduire un rond de carton de 4 cm de diamètre pour le fond, bourrer et fermer l’ouverture.
  • Fermer les bras, en laissant le haut ouvert pour le bourrage – les bourrer
  • Coudre les bras au dessous de la ligne rougew/li>

Bonnet

  • Monter 35m avec le fil rouge
  • Tricoter 4 rangs en cotes 1/1, puis 20 rangs en jersey Passer la laine dans les mailles, les tirer et fermer

Finitions

  • Broder avec le fil noir 2 yeux, une bouche et avec le fil orange
  • Un nez imitant une carotte.

Restons tricotés !

Parlez de notre blog à vos amies tricoteuses et demandez leur de nous envoyer leur mail pour qu’elles partagent elle aussi l’information. Elles peuvent nous adresser leurs coordonnées en s’inscrivant ici

Des tricoteuses enthousiastes !

Vous êtes plus de 7500 à œuvrer pour « Tricotez Cœur »Voici ce que vous nous dites :

Caty : « Merci pour ce bon moment partagé le long des lignes de cette lettre. Le tricot est pour moi une très bonne thérapie et un réel remède contre l’arthrose de
mes pouces. Que du bonheur.»

Aurore : «Je tricote quand les enfants m’en laissent le
temps, ça me détend, c’est ma méditation à moi…»

Marie : «Cela me fait chaud au cœur de pouvoir apporter de la chaleur à un bébé que je ne connais pas.»

Simone: «Par mes travaux je veux montrer à ces bébés qu’il y a quelque part quelqu’un qui pense à eux.
Danièle: «Nous vous remercions du fond du cœur de prouver que nous pouvons être utiles, malgré nos cheveux blancs»

Quelques recommandations


Attention aux tailles, les bébés d’aujourd’hui sont gros nous disent les assistantes sociales. Pouvez vous tricoter du 3 mois minimum. Merci de réunir les pièces qui vont ensemble, de la même taille. Les bonnets sont souvent trop petits (montez 74 à 78 mailles suivant la laine)

Monchhichi

Bandai relance en janvier sa peluche
fétiche et versera 1 € à
Tricotez Cœur sur chaque jouet vendu

UNE DIZAINE D’ANTENNES EN PROVINCE
Aix en Provence, Bordeaux, Colmar, la Rochelle, Lille, Lyon, Pau, Rouen, Versailles, Toulouse… Telles sont les villes de province où l’Ecole des grands parents (EGPE) a installé des antennes pour regrouper puis distribuer les travaux des tricoteuses de la région.